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	<title>Nick Carraway &#187; europe</title>
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	<description>Quotes et essais</description>
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		<title>Petites leçons d’après scrutin</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 09:53:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[MoDem]]></category>

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		<description><![CDATA[Hier, c’était soirée électorale partout en Europe. Après avoir assuré la couverture en live de la soirée à la RDB, les blogueurs assurent aujourd’hui le SAV à froid. Alors, quels enseignements ? Il fallait donc mobiliser L’abstention a tenu ses promesses : avec 60%, c’est un nouveau record à la hausse. Avec ces taux d’abstention stratosphériques, assurer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hier, c’était soirée électorale partout en Europe. Après avoir assuré la couverture en live de la soirée à la RDB, les blogueurs assurent aujourd’hui le SAV à froid. Alors, quels enseignements ?<span id="more-165"></span></p>
<p><strong>Il fallait donc mobiliser</strong><br />
L’abstention a tenu ses promesses : avec 60%, c’est un nouveau record à la hausse. Avec ces taux d’abstention stratosphériques, assurer la mobilisation de son camp était amplement suffisant. C’est ce qu’a réussi à faire l’UMP tant bien que mal en ne souffrant pas trop de l’abstention. C’est ce qu’a totalement manqué le PS, qui a subi la dispersion de ses voix chez Mélenchon et chez les Verts.</p>
<p>A l’inverse, les petits partis étaient en quête d’une audience. C’était le challenge d’Europe-Ecologie et du MoDem, aux destins croisés : Europe-Ecologie cartonne, quand le MoDem dérape. Idem pour Mélenchon, qui réussit son pari de se loger une petite place à gauche du PS et ravit la place de l’altergauche au NPA.</p>
<p><strong>Au PS, où se situe l’avenir ?</strong><br />
Le PS ne fera pas l’économie d’un profond changement. Après 2002, 2007, voici 2009. A chaque fois, on promet la rénovation, et on n’assiste à chaque fois qu’à un replâtrage. Jusqu’où creuseront-ils ? Le PS, qui vit toujours sur l’illusion d’un vote arc-en-ciel de Besancenot à Bayrou, va devoir maintenant à la fois reprendre son propre discours et choisir une orientation : à gauche ou au centre toute ?</p>
<p>Le score d’Europe-Ecologie laisse songeur : l’alliance de la carpe et du lapin entre l’alter José Bové et l’écolo CSP+-compatible Cohn-Bendit a rallié autour d’un même thème des écolos de tendances diverses : reste à savoir qui est majoritaire… Mon impression est que l’écologie est devenu un thème de droite, bobo-compatible pendant cette campagne et que ceux qui ont donné leur vois à Cohn-Bendit et ses acolytes sont des socialistes rose pâle et des anciens bayrouistes. Par conséquent, l’avenir du PS me semble plutôt dans une convergence vers le centre. A suivre…</p>
<p><strong>Au MoDem, doutes et espoirs</strong><br />
François Bayrou, dans son allocution, l’a dit sincèrement : le MoDem a connu une lourde défaite. Difficile cependant de réaliser une comparaison statistique : les 7% des législatives, les 10% des municipales et les 8,5% des européennes sont des résultats partiels, dûs à une abstention plus forte. Comme toujours depuis 50 ans, l’élection-reine, c’est l’élection présidentielle, la seule qui permette vraiment de jauger du réservoir de voix et de la puissance d’une dynamique électorale.</p>
<p>Les raisons de la défaite sont évidentes. La stratégie antisarkozyste et la personnalisation de l’élection autour de la personne de François Bayrou est friable. Cette campagne a mal commencé avec la sortie du livre de Bayrou qui a polarisé toute l’attention. Comme un symbole, le dictionnaire de l’Europe de Marielle de Sarnez sortait simultanément : on n’en a pas entendu parler… Et c’est le grand paradoxe du MoDem : sur le terrain, les militants ont fait une campagne active, centrée sur l’Europe, et entamée très tôt. Mais qu’a-t-on vu sur les plateaux télé ? Une réplique des autres élections, avec Bayrou en tête de pont. Je partage l’avis de Pierre Catalan : avec Corinne Lepage, Robert Rochefort et Sylvie Goulard, c’était la bonne occasion de faire émerger de nouvelles têtes et de concurrencer les Verts sur le terrain de l’écologie. Un peu moins de Bayrou, un peu moins d’antisarkozysme, n’auraient pas nui au MoDem, loin s’en faut.</p>
<p>Tout n’est pas noir cependant. Avec 6 élus, le MoDem se maintient. Certes, il avait 11 élus sous la précédente législature, mais rappelez-vous qu’entre temps, certains avaient signifié, comme Jean-Louis Bourlanges, Claire Gibault et Janelly Fourtou, qu’ils rejoignaient le Nouveau Centre. De plus, à présent que Corinne Lepage, Jean-François Kahn, Robert Rochefort et Sylvie Goulard ont été élus, ils acquièrent une légitimité d’élus. Pour un parti qui se construit, c’est une bonne chose !</p>
<p>Quels enseignements en tirer ? Pour Bayrou, je ne suis pas sûr qu’on puisse parler de mort politique comme certains blogueurs le claironnent. Bayrou a moins à craindre de ce scrutin que du prochain baromètre de popularité et de classement du meilleur opposant. Sa sortie malheureuse contre Cohn-Bendit et sa victimisation sondagière risquent de le faire chuter lourdement. A l’image de Sisyphe, celui qui avait patiemment remonté la pente depuis les municipales risque de se retrouver au même étiage et de devoir recommencer…</p>
<p>Les régionales arrivent à grand pas. Pour le MoDem, la meilleure stratégie est encore celle de ne pas faire du scrutin un enjeu primordial. Cela impliquera une chose fondamentale : que les récents élus MoDem au Parlement européen restent à Bruxelles. Le Modem s’étiole progressivement de mettre sur le devant de la scène toujours les mêmes têtes en croyant que cela produit de l’attraction. Pour les régionales, il faudra faire confiance à d’autres personnes, jouer profil bas, et produire en discours en phase avec la nature de l’élection. Sans têtes d’affiches, avec un Bayrou effacé (qu’il n’aille surtout pas se présenter en Aquitaine contre Xavier Darcos !), les médias devraient relâcher la pressante étreinte de la question des alliances. Et si elle se pose, il devra lui être opposée une réponse ferme et définitive : aucune alliance d’aucune sorte, ni avant le premier tour, ni entre les deux tours.</p>
<p><strong>L’outil Internet</strong><br />
Puisque la campagne n’a pas décollé sur les médias mainstream, c’est sur Internet qu’elle a fait un peu de bruit. Lipdubs, vidéos à projet viral, sites communautaires… L’effet Obama commence à prendre doucement dans les grands partis. L’UMP et le PS sont les deux partis en avance, qui chacun ont produit une plate-forme destinée aux militants (palme d’or à la Tract Machine du PS) afin de démultiplier les points de parole et de créer une armée d’ambassadeurs dans les campagnes et dans les villes. Ce qui est clair, c’est que les partis n’ont pas encore bien compris comment s’en servir : rien ne sert d’avoir un site communautaire si on ne l’anime pas, et s’il n’est pas adossé à une vraie campagne de terrain. L’outil Internet n’est pas la solution miracle et ne remplace pas la politique à l’ancienne.</p>
<p>Les stratégies Internet des différents partis ont produit des effets différents. On s’est gaussé du lipdub de l’UMP, qui n’a décidément rien compris aux règles du genre. Europe-Ecologie, lui, a produit un lipdub particulièrement en phase avec son électorat et le discours qu’il voulait porter : un parti à mi-chemin entre le parti et l’ONG, du militantisme citoyen à la cool que retranscrit bien la chanson entraînante, une joie communicative avec les danses endiablées de Dany le Rouge et d’Eva Joly. Cet enthousiasme communicatif qui tranche avec la gravité de la menace écologiste a su séduire tout un électorat bobo qui a trouvé là une bonne alternative au PS. Le PS et Internet, ça a donné quoi ? Le MJS s’y est collé, avec des vidéos en phase avec leur temps (Sarkozy et Facebook), mais pas vraiment de bonne facture ; et il a même touché le fond avec cette vidéo racoleuse vantant une abstention pas sexy du tout…</p>
<p>Et le MoDem ? Voilà qui est intéressant. On avait laissé le MoDem il y a deux mois avec une innovation intéressante : un réseau social destiné aux militants. J’aimerais  bien savoir ce qu’il en est aujourd’hui. En absence d’animation quotidienne, ce site tourne à vide : à quand un <em>community manager</em> pour les militants démocrates ? Quant au reste, on a assisté à une non-campagne sur le net. Du contenu froid et officiel des rencontres thématiques (sans grand intérêt car aucun montage), un clip de campagne ahurissant de classicisme (je dirais même de vétusté). Pourtant, le MoDem avait su produire en 2007 une très bonne vidéo de campagne dans les derniers jours, qui avait bien compris les mécanismes du storytelling et qui était en phase avec l’époque : vous remarquerez à quel point le titre d’Arcade Fire est en harmonie avec la vidéo et avec la notion de clip de campagne. Le MoDem donne parfois l’impression de refuser la communication et ses évolutions, en faisant la fine bouche, comme si la communication, c’était du mensonge qui devrait inspirer de la méfiance. Faire de la politique autrement, ce serait nécessairement retourner au terrain et laisser les autres partis s’amuser avec le hochet de la communication sur Internet. Attention : comme le disait il y a un peu plus d’un an François Bayrou lors d’un café démocrate, « <em>on ne joue pas au football avec les règles du rugby</em> ». La communication fait partie intégrante d’une démarche politique, et il faut savoir vivre avec son temps, et ne surtout pas rater la marche du train de la netpolitique : jouer les fines bouches ne pourra que desservir.</p>
<p>Pour terminer, on soulignera un paradoxe : les Européennes ont été totalement éclipsées pendant toute la campagne, jusqu’à se faire détrôner par un fait divers ; et pourtant, hier, elle a été sur toutes les lèvres, à tel point qu’on n’a pas parlé de la mort d’Omar Bongo. Comme quoi…</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Pour les Européennes, Libé fait confiance aux blogueurs</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 15:49:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous fais part du blog ouvert aujourd’hui par la rédaction de libé.fr. Vous m’y retrouverez jusqu’au 7 juin pour chroniquer la campagne européenne en compagnie d’autres glorieux contributeurs : Pierre Catalan, l’excellent Eurojunkie, Eric L’Helgouac’h de touteleurope.fr, Alexandre Delaigue d’Econoclaste, et mes deux camarades Dagrouik et Authueil. Une dream team plutôt de droite, ça change pour une fois ! Retrouvez-nous dès à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous fais part du blog ouvert aujourd’hui par la rédaction de libé.fr. Vous m’y retrouverez jusqu’au 7 juin pour chroniquer la campagne européenne en compagnie d’autres glorieux contributeurs : Pierre Catalan, l’excellent Eurojunkie, Eric L’Helgouac’h<span id="more-112"></span> de touteleurope.fr, Alexandre Delaigue d’Econoclaste, et mes deux camarades Dagrouik et Authueil. Une dream team plutôt de droite, ça change pour une fois !</p>
<p>Retrouvez-nous dès à présent sur ce blog collaboratif qui a pour objectif de chroniquer la campagne européenne selon divers points de vue. Pour ma part, j’essaierai plutôt de parler de la campagne en France. Vous pouvez lire dès à présent mon manifeste : « Nous sommes les baltringues de l’Europe ».</p>
<p>A très bientôt !</p>
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		<title>Le parachutage n’existe pas aux européennes</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 15:47:36 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Viennent les élections, et la parade des postes commence. Qui mettre où ? Comment ménager les susceptibilités ? Surtout, quelle place est la meilleure pour chacun ? On remarquera d’ailleurs qu’il est souvent coutume de s’interroger sur la provenance territoriale du candidat : est-il un enfant du pays ? Vient-il là pour nous défendre ou [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Viennent les élections, et la parade des postes commence. Qui mettre où ? Comment ménager les susceptibilités ? Surtout, quelle place est la meilleure pour chacun ?<span id="more-108"></span> On remarquera d’ailleurs qu’il est souvent coutume de s’interroger sur la provenance territoriale du candidat : est-il un enfant du pays ? Vient-il là pour nous défendre ou parce que c’est un tremplin aisé vers son ambition (en clair : une circonscription aisément gagnable).</p>
<p>N’a-t-on pas assisté au même cirque ces deux derniers mois ? Souvenez-vous de Vincent Peillon. Vincent Peillon, député européen depuis 2004 et élu dans la circonscription du Nord-Ouest, se dit que depuis la présidentielle et le congrès de Reims, sa pouliche Ségolène Royal a vu sa cote fortement augmentée, et celle de son staff, dont il fait partie, également. N’est-ce pas le moment, se dit-il, de faire un come back sur la scène politique française, et de quitter l’exil bruxellois auquel va être à l’inverse condamnée sa collègue Rachida Dati ? Pour ce faire, il faudrait nécessairement être élu dans la même circonscription, qui est proche de la Somme dont il fut député. Mais voilà : Martine Aubry est première secrétaire, et Martine Aubry contrôle le Nord, et sans doute ne l’entend-elle pas de cette oreille. Pour Vincent Peillon, ce sera le Sud-Est ou rien du tout. Et Vincent Peillon de s’étrangler : quel crève-coeur !</p>
<p>Aujourd’hui, Luc Ferry est en butte au même dilemme : l’UMP veut le parachuter en province. Mais Luc Ferry refuse : pas de parachutage ; c’était l’Île-de-France, ou rien.</p>
<p>Ces postures sont clairement hypocrites. Elles symbolisent surtout le manque de culture européenne des formations politiques françaises. En France, un poste de député européen est un mandat comme un autre, qui doit permettre une attache locale et une exposition médiatique certaine. Comment expliquer la complainte de Vincent Peillon sinon par son désappointement de devoir faire campagne là où il n’a pas pied ? Comment expliquer le refus poli de Luc Ferry de faire de même ?</p>
<p>Il faudra leur dire, un jour, que les circonscriptions européennes sont un découpage factice destiné à faciliter la procédure électorale. Il faudra leur dire que le Parlement européen ne vote pas de mesures s’appliquant à tel département. Il faudra leur dire qu’au Parlement européen, il n’y a que des représentants nationaux.</p>
<p>Peut-être parviendra-t-on à le faire comprendre en réalisant une idée de prime abord saugrenue, mais qui pourrait avoir une grande force symbolique : redessiner l’échiquier des circonscriptions en créant des circonscriptions européennes, transfrontalières, qui pourraient avoir le bénéfice de mieux correspondre à certaines logiques d’aménagement économique. Pourquoi ne pas faire sauter la barrière des Pyrénées et élire, de Bordeaux à Montpellier, de Toulouse à Barcelone, les mêmes députés européens ? Et de Lyon à Milan, de Marseille à Turin, à l’heure où l’on prépare le TGV ? Et de Lille à Rotterdam ? Sans doute que là, parachutés pour partie au-delà du territoire, les candidats au Parlement de Bruxelles auraient moins tendance à penser popote !</p>
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		<title>Libertas contre-attaque</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 15:29:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Internet]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors que la majorité des partis, surtout le PS et l’UMP, tardent à s’organiser, le parti Libertas, « l’accord programmatique conjoncturel » entre Nihous et de Villiers (appréciez la jolie novlangue qui évite de parler d’alliance), a entamé sa stratégie de communication antieuropéenne en frappant fort ; faut dire qu’ils y mettent les moyens sur ces européennes. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que la majorité des partis, surtout le PS et l’UMP, tardent à s’organiser, le parti Libertas, « <em>l’accord programmatique conjoncturel</em> » entre Nihous et de Villiers <span id="more-93"></span>(appréciez la jolie novlangue qui évite de parler d’alliance), a entamé sa stratégie de communication antieuropéenne en frappant fort ; faut dire qu’ils y mettent les moyens sur ces européennes.</p>
<p>Pour le moment, le PS a produit une petite vidéo pseudo-virale représentant Nicolas Sarkozy sur Facebook. Elle fait sourire, mais est quand même d’assez mauvaise qualité. C’est bourré de clichés (le clavier en or…), l’imitation est mauvaise (et ça décrédibilise la vidéo), et la réalisation pas forcément très réaliste pour le coup (la navigation sur l’écran est simulée informatiquement). Libertas, à l’inverse, vient de livrer deux vidéos virales où l’on sent qu’on a mis le paquet pour les produire. Ils ont repris la technique de Mozinor, connu pour ses détournements de vidéos, surtout celle sur Luc Besson, en parodiant Star Wars.</p>
<p>Je vous laisse apprécier. Malgré toute la non-considération que j’ai pour les souverainistes bruxellophobes, je suis obligé de leur tirer un grand coup de chapeau. Maintenant, restent aux autres partis à répondre sur le même mode et avec le même film !</p>
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		<title>L’hypocrite crève-cœur de Vincent Peillon</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 14:09:11 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vincent Peillon est grave dégoûté : il ne conduira pas la liste PS dans le Grand-Ouest, mais a été recasé dans le Sud-Est. Pourquoi crache-t-il dans la soupe ? Parce que le Nord-Ouest, c’est son fief. Cette posture est parfaitement ridicule et hypocrite. Aux élections européennes, la circonscription importe peu, car les enjeux et les problématiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vincent Peillon est grave dégoûté : il ne conduira pas la liste PS dans le Grand-Ouest, mais a été recasé dans le Sud-Est. Pourquoi crache-t-il dans la soupe ? Parce que le Nord-Ouest, c’est son fief.<span id="more-27"></span></p>
<p>Cette posture est parfaitement ridicule et hypocrite. Aux élections européennes, la circonscription importe peu, car les enjeux et les problématiques locaux ne sont pas traités comme tels. Les politiques communautaires sont impulsées à grande échelle. En fait, si Vincent Peillon l’a mauvaise, c’est qu’il comptait faire de son ascension dans l’appareil du parti un argument pour revenir jouer les premiers rôles sur le plan national. Et quand on a des prétentions nationales, mieux vaut effectivement avoir un fief qu’on peut tenir d’une main de fer. Rejeté dans le Sud-Est, on peut comprendre alors qu’il soit amer !</p>
<p>Encore un exemple de politique notabiliaire…</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Un coup de maître</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 14:03:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Dominique Baudis, emblématique maire de Toulouse, conduira la liste UMP aux prochaines européennes. L’UMP vient de réaliser un coup politique. L’art de la stratégie politique, c’est de savoir humer le so l. Quand on veut imposer des solutions ou des tactiques sans les soumettre à l’expérience du terrain et à ses particularités, c’est la débandade [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dominique Baudis, emblématique maire de Toulouse, conduira la liste UMP aux prochaines européennes. L’UMP vient de réaliser un coup politique.<span id="more-20"></span></strong></p>
<p>L’art de la stratégie politique, c’est de savoir humer le so<br />
l. Quand on veut imposer des solutions ou des tactiques sans les soumettre à l’expérience du terrain et à ses particularités, c’est la débandade assurée. Il n’y a qu’à se souvenir de Frédéric II de Prusse, tâtant le sol à Rossbach de la pointe de sa canne en 1757, pour se convaincre de l’importance de l’adaptabilité tant en politique que dans l’art des armes.</p>
<p>Dans le grand sud-ouest, la droite est historiquement faible. Depuis les débuts de la République, le grand quart sud-ouest est de gauche. Une gauche très modérée, qui fut d’abord radicale, avant de se convertir progressivement au socialisme à mesure que le parti radical perdait de son influence après 1945. Aujourd’hui, les derniers bastions du Parti radical de gauche sont dans le grand quart sud-ouest : Baylet dans le Tarn, Charasse dans l’Allier. Les quelques ilôts de droite du sud-ouest correspondent aux quelques villes qui sont toujours restées catholiques parmi l’océan protestant du Midi. Toulouse fait partie de ces villes dont les campagnes environnantes n’ont pas la même couleur politique.</p>
<p>La droite du sud-ouest a dû très clairement pâlir son discours pour pouvoir vaincre. A Toulouse comme ailleurs, il n’y a jamais eu de droite pure et dure, et ce n’est pas demain la veille qu’il y aura un sarkozyste patenté au Capitole. La droite du Midi, c’est principalement la droite modérée que représentait bien feue l’UDF. Une droite petite-bourgeoise, notabiliaire, peu encline à faire des vagues, qui convient très bien au tissu bourgeois catholique qui peuple les hôtels particuliers de la Ville Rose.</p>
<p>Sauf que si la droite a su conserver la mairie de Toulouse comme un bastion de droite au milieu d’un océan rose, les municipales ont changé la donne. Déjà aux dernières législatives, et pour la première fois, les huit députés haut-garonnais ont viré socialistes : même dans l’emblématique 1ère circonscription, celle du Capitole, la socialiste Catherine Lemorton (relativement inconnue) a battu Jean-Luc Moudenc, le maire en exercice qui avait réussi le tour de force de faire oublier Philippe Douste-Blazy (et ce n’était pas facile). Et aux municipales, pour la première fois depuis près de 40 ans, la mairie est devenue socialiste. Autant dire que la droite dans le sud-ouest, hormis à Bordeaux et dans le Pays Basque où la présence de Michèle Alliot-Marie dynamise un peu la majorité, c’est le désert complet. Pas de résultats dans les urnes, pas de leader.</p>
<p>L’UMP compte beaucoup sur la nationalisation des scrutins pour tirer les scores à son avantage. Sauf que dans le Sud-Ouest, la nationalisation, on n’aime pas trop ça. Dominique Baudis a toujours mené ses campagnes hors de l’emprise des partis. Jean-Luc Moudenc a adopté la même stratégie pendant son mandat et pour les municipales de mars dernier : refuser Paris, refuser les partis. Ni logo UMP sur les affiches et une carte rendue ; un refus catégorique d’être soutenu par Douste-Blazy, et un soutien officiel de l’UMP peu mis en avant comme poids électoral.</p>
<p>Alors, à la convergence des nécessités, il n’y a que Baudis. Maire sans failles, quasiment sanctifié depuis l’affaire Alègre, encore doté d’un potentiel de notoriété incroyable à tel point que le MoDem a songé à lui pour les municipales de 2008. C’est le profil-type pour faire gagner l’UMP : populaire, et suffisamment éloigné de l’idéologie classique de l’UMP pour ne pas plomber la majorité. Il faudra suivre très attentivement les résultats de la majorité aux prochaines européennes, car il risque d’y avoir un joli coup dans les urnes. Alain Lamassourre, excellent eurodéputé, sans doute le meilleur d’entre tous, peut s’en sentir floué, mais l’UMP a besoin de reprendre pied dans le coin.</p>
<p>Cela pourrait ouvrir une nouvelle stratégie pour l’UMP. On irait ainsi vers un système à l’allemande avec le CDU, parti chrétien-démocrate national, et le CSU, parti chrétien-démocrate bavarois, satellite régional chargé de faire le rabatteur pour le parti national en offrant une étiquette plus soucieuse de l’humeur politique bavaroise. C’est la stratégie qu’a voulu faire l’UMP en 2002 en provoquant une fracture dans l’UDF : cueillir au sein d’une grande fédération des sensibilités plus modérées pour se maintenir dans certains territoires. Mais l’assimilation a ses limites, et le vote-sanction que privilégient souvent les Français conduit généralement à des échecs patents. Un peu comme en football, quand le collectif faiblit, on est obligé de s’en remettre aux talents individuels, et ce sont alors les barons locaux qui réussissent à se maintenir et à éviter à tout l’édifice de s’écrouler.</p>
<p>Pierre Méhaignerie veut importer le modèle allemand en Bretagne. La Bretagne, très sarkophobe, est traditionnellement une terre de centre-droit, MRP, puis UDF. Pour faire basculer l’électorat de centre-droit définitivement dans le camp de l’UMP, il propose de créer une fédération UMP de l’Ouest, faux-nez de la majorité qui offrirait un visage plus accueillant pour l’électorat breton.</p>
<p>Les manœuvres pré-électorales sont toujours fantastiques. C’est là que les psychodrames éclatent, entre les enjeux collectifs, les velléités individuelles, les règlements de comptes et les promotions. Le plus stratège dans cette histoire, c’est Baudis. Celui qui rêve d’une retraite dorée à Bruxelles après avoir pris la présidence de l’Institut du Monde Arabe a tout simplement réussi à imposer ses volontés : il est l’homme de la providence. C’est toujours imparable en politique.</p>
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