L’hypocrite crève-cœur de Vincent Peillon

Vincent Peillon est grave dégoûté : il ne conduira pas la liste PS dans le Grand-Ouest, mais a été recasé dans le Sud-Est. Pourquoi crache-t-il dans la soupe ? Parce que le Nord-Ouest, c’est son fief.

Cette posture est parfaitement ridicule et hypocrite. Aux élections européennes, la circonscription importe peu, car les enjeux et les problématiques locaux ne sont pas traités comme tels. Les politiques communautaires sont impulsées à grande échelle. En fait, si Vincent Peillon l’a mauvaise, c’est qu’il comptait faire de son ascension dans l’appareil du parti un argument pour revenir jouer les premiers rôles sur le plan national. Et quand on a des prétentions nationales, mieux vaut effectivement avoir un fief qu’on peut tenir d’une main de fer. Rejeté dans le Sud-Est, on peut comprendre alors qu’il soit amer !

Encore un exemple de politique notabiliaire…

 

4 Responses to L’hypocrite crève-cœur de Vincent Peillon

  • Juan15:

    Ouaf Ouaf.
    “Aux élections européennes, la circonscription importe peu, car les enjeux et les problématiques locaux ne sont pas traités comme tels.” ?
    Euh, moi pas comprendre. Nos députés européens … représentent nos grandes régions au Parlement… Sur le fonds… Non … Que le sieur Peillon préfère expliqué à ses gars de la Somme, qu’il connait mieux, les vertus de l’Europe, en quoi est-ce une tarre ?
    Tu prends trop de postures, cher ami.

  • Nick Carraway:

    Quel intérêt ? Peillon ne défendra pas les habitants de la Somme à l’Europe !

  • koz:

    Le billet d’Eurojunkie est très bien aussi sur le sujet :

  • FrédéricLN:

    On peut reconnaître à Vincent Peillon le mérite de la sincérité : en balançant ça, il ne jouait pas exactement en faveur du succès de sa liste.
    On peut aussi lui reconnaître le mérite de la constance : il a essayé d’être élu dans la Somme à diverses reprises dans une circonscription très “difficile”, une de celle où les chasseurs-pêcheurs sont les plus forts (succès en 1997, échecs en 2002 et 2007).
    En l’envoyant se faire élire dans une autre région, la direction nationale du PS fait passer le message “ce qui compte c’est Paris, les électeurs on en change quand on veut”, qui est un peu triste à mon sens.