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	<title>Nick Carraway &#187; Médias</title>
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	<description>Quotes et essais</description>
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		<title>Cali, ça suffit !</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Jun 2011 14:12:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[cali]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment passer de la subtilité de l’artiste engagé au ridicule grossier de l’artiste encarté ? C’est Cali qui nous éclaire le mieux. Jadis, les aînés, Ferré ou Brassens, inséraient dans leurs chansons cette poésie subversive et éminemment politique. Le génie faisait le reste : il en résultait que les chansons formaient un tout, sans scorie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comment passer de la subtilité de l’artiste engagé au ridicule grossier de l’artiste encarté ? C’est Cali qui nous éclaire le mieux. Jadis, les aînés, <span id="more-30"></span>Ferré ou Brassens, inséraient dans leurs chansons cette poésie subversive et éminemment politique. Le génie faisait le reste : il en résultait que les chansons formaient un tout, sans scorie politicarde et pseudo-rebelle. Aujourd’hui tout a changé.</p>
<p>Cali est de ces artistes qui nous servent une soupe rebellocrate arrosée de militantisme vulgaire. Les chansons ne sont plus originellement subversives, elles sont retravaillées pour le format télévisuel : les paroles changent, les saillies politiques lors des bridges ou des fins de chanson font mine de donner ce caractère improvisé et donc totalement rebelle en regard du cadre si bourgeois et formaté de la prestation télévisuelle en direct. Cali ne fait pas de chansons engagées : il détourne ses chansons pour faire passer un message, souvent d’une affligeante bêtise.</p>
<p><object width="425" height="344" type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.youtube.com/v/M3wvnhDTCBM&amp;hl=fr&amp;fs=1"></object></p>
<p>Ses passages télévisuels se résument souvent à proférer cette bouillie politicienne du haut de son statut d’artiste, à tel point que le CSA l’a inscrit dans la liste des personnalités socialistes dont le temps de parole est à décompter. Quand on l’asticote sur cette posture faussement rebelle, Cali s’énerve. Il veut qu’on parle de ses chansons, pas de ses positions politiques. J’ai un conseil : qu’il se borne donc à chanter. A vouloir prouver son engagement plutôt que de l’éprouver, il prend en otage un public à qui il vocifère des prescriptions morales et politiques</p>
<p>Hier soir, aux Victoires de la Musique, j’ai eu l’impression que nous étions sous l’Occupation. Expulsions, rafles, horribles âges obscurs de la démocratie, qu’il nous mettait sous les yeux. Cali venait nous dessiller les yeux. Hier j’ai compris que le second prénom de Nicolas Sarkozy était Adolf, et qu’il nous fallait entrer en résistance et prendre le maquis contre les vieux démons qui menacent la liberté et la dignité mondiales.</p>
<p>Cali, c’est le Sarkozy de la chanson française : un histrion gesticulant, sautillant partout, insaisissable aux caméras qu’il fait ainsi semblant de fuir, mais dont il se goberge pourtant. Un dynamisme scénique entrecoupé de paroles de chanson qu’on oublierait presque. Cette même façon de faussement se défendre de faire de la politique brute.</p>
<p>Mais quand on gratte un peu, on comprend mieux le personnage. Alors qu’il avait juré de ne jamais servir la soupe aux émissions de téléréalité, voici que sa dernière chanson est choisie comme générique de la première Star Academy québécoise. Gênant, n’est-ce pas ? C’est ainsi que terminent tous les faux artistes engagés : vendus à la course aux disques, bourgeoisement installés dans de grands appartements. Dans le monde du tout médiatique, qui adore ces disruptions politiques dans les prestations en direct parce qu’elles génèrent de l’audience, ces artistes feraient bien de comprendre qu’ils ne sont que des pions. Et d’en adopter les comportements qui s’imposent : ne pas faire de vagues, ou quitter la scène médiatique.</p>
<p>On pardonne tout aux artistes qui ont du talent et de la subtilité. Alors brûlons Cali.</p>
<p>&nbsp;</p>
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